Mariés sous le régime de la communauté de biens : toutes les dettes contractées par l’un des époux pour l’entretien du ménage ou l’éducation des enfants engagent la communauté.
Les dettes liées à l’activité professionnelle indépendante d’un des époux n’engagent généralement que cet époux, sauf si l’autre époux a contribué à cette activité ou s’il s’agit d’une activité professionnelle commune.
Et si l’un des conjoints contracte des dettes à la suite d’un acte illicite, l’autre conjoint n’est généralement pas tenu responsable, sauf s’il a été complice ou bénéficiaire de cet acte.
Citons enfin le cas des dettes dissimulées : si un époux contracte des dettes de manière dissimulée ou excessive sans le consentement de l’autre, ces dettes peuvent ne pas engager le conjoint non-consentant.
Là aussi, il existe certaines exceptions comme les dettes solidaires : si les deux époux ont signé ensemble un prêt immobilier ou un crédit à la consommation, ils sont tous deux solidairement responsables de cette dette.
Couples pacsés et couples vivant en concubinage : chaque partenaire est individuellement responsable des dettes personnelles.
Les dettes contractées par un partenaire pour ses besoins personnels n’engagent que lui.
Pour les couples vivant en concubinage ou en union libre, chaque partenaire en concubinage est normalement responsable de ses propres dettes.
Contrairement aux couples mariés ou pacsés, les dettes contractées par un partenaire pour les besoins courants du ménage n’engagent pas l’autre partenaire, à moins que celui-ci ne soit également signataire du contrat ou de l’accord.
Les parents sont légalement tenus de subvenir aux besoins de leurs enfants mineurs, y compris les frais d’entretien et d’éducation.
Si l’enfant contracte des dettes pour ses besoins essentiels, les parents peuvent être tenus responsables de ces dettes.
En revanche, les parents ne sont généralement pas responsables des dettes contractées par leurs enfants majeurs, sauf dans des cas exceptionnels, comme la caution ou la garantie pour un prêt, ou en cas d’implication directe dans la gestion des finances de l’enfant.