Concernant le montant de cette aide, il pourrait être compris entre 19 et 75 euros.
Selon une hypothèse émise dans le rapport de la commission des affaires sociales, l’allocation serait de 75 euros par mois pour un premier enfant dont les parents ont des revenus situés dans la première tranche.
Elle passerait à 38 euros pour la deuxième tranche et à 19 euros par mois pour les familles les plus aisés.
Cette proposition de loi pourrait concerner 3,5 millions de foyers en France.
Elle ferait augmenter la part des bénéficiaires des allocations familiales de 16,06 % à 28,01 % des ménages.
Tous les parents pourraient donc désormais bénéficier de cette aide qui n’était, jusqu’ici, accessible qu’à partir du deuxième enfant.
Alors que la tendance est aux économies, le projet de loi divise en raison de son coût, estimé à 3 milliards de d’euros.
Le gouvernement s’est ainsi prononcé contre.
La trajectoire financière de notre modèle de sécurité sociale ne nous permet pas de mettre en place une telle mesure sans réformes majeures impliquant des économies, a estimé Charlotte Parmentier-Lecocq, ministre déléguée chargée de l’autonomie et du handicap.
Adoptée par l’Assemblée à 103 voix contre 17, la proposition de loi doit désormais être examinée par le Sénat.