En cas de divorce, le domicile conjugal fait l’objet d’un régime juridique spécifique qui s’applique peu important votre régime matrimonial.
L’article 215, alinéa 3 du Code civil prévoit en effet que vous ne pouvez pas, sans l’accord de votre conjoint, disposer seul(e) du logement familial ni des meubles meublants.
En cas d’accord sur le principe de vendre le bien mais de désaccord sur la répartition du prix de vente, ou de désaccord sur d’autres conséquences financières du divorce, vous pouvez alors, tout en saisissant le juge aux affaires familiales d’une procédure de divorce judiciaire, mettre le bien en vente et demander au notaire de séquestrer le prix de vente dans l’attente de l’issue de la procédure de divorce et jusqu’aux opérations de partage à intervenir.
Le déblocage des fonds nécessitera l’accord des deux époux ou d’une décision du juge en cas de désaccord.
Dans le cadre de la procédure de divorce, je juge peut attribuer la jouissance du domicile à l’un des deux époux à titre gratuit ou onéreux.
En pratique, au moment du divorce les époux propriétaires auront trois options :
Maintenir le bien en indivision, par la décision du juge ou dans le cadre d’une convention d’indivision,
Attribuer le bien à l’un des époux en contrepartie du versement d’une soulte éventuelle à l’autre et prise en charge de l’emprunt éventuel
Vendre le bien immobilier et se répartir le prix.