Pour récupérer ses fonds propres d'un bien suite à un divorce, il est essentiel de considérer plusieurs situations qui pourraient se présenter. Tout d'abord, si vous avez été lésé de plus d'1/4 des biens lors du partage, vous avez le droit de demander un complément de part. Cela peut se faire si, par exemple, un bien partagé a été sous-évalué, et vous pouvez recevoir la valeur dont vous avez été lésé en numéraire ou en nature. Il est crucial de noter que l'examen de la valeur des biens doit se faire au moment du partage et non en fonction de leur valeur actuelle. De plus, vous devez agir pour demander un complément de part dans un délai de 2 ans à compter du partage, à moins que le partage n'ait été homologué ou prononcé en justice par un juge aux affaires familiales. Une autre situation est l'oubli d'un bien dans le partage, auquel cas vous pouvez faire une demande de partage complémentaire portant spécifiquement sur ce bien, sans être soumis à un délai de prescription. Si votre ex-époux a intentionnellement dissimulé un bien pour rompre l'égalité du partage, il s'agit d'un recel de communauté, et vous pouvez demander que le bien vous soit attribué intégralement ou en valeur si le bien n'est plus en possession de votre ex-époux. Vous pouvez également demander des dommages et intérêts pour les préjudices supplémentaires causés par le recel. Enfin, si le partage a été affecté par un vice du consentement, tel que le dol, la violence ou l'erreur, vous pouvez invoquer la nullité du partage dans un délai de 5 ans à compter de la découverte du vice. Il est important de rappeler que chacune de ces situations nécessite des actions spécifiques dans des délais définis et peut impliquer des processus juridiques pour résoudre les différends liés au partage des biens suite à un divorce.