En cas de divorce du couple, ces biens ne seront pas partagés avec l'autre conjoint.
S'il souhaite, lors d'une séparation, revendiquer son apport (qui lui est "propre"), il peut s'appuyer sur une déclaration spécifique.
À défaut, en cas de divorce, le partage du bien se fera à parts égales entre les époux.
Concrètement, la déclaration de remploi constitue, pour elle, une garantie de récupérer son apport en cas de dissolution de son mariage.
Un époux qui achète un bien et qui sait qu'il recevra, sous cinq ans, une somme importante peut tout à fait signer cette clause une fois la somme reçue, après l'acquisition.
Mais, dans ce cas, l'accord du conjoint sera nécessaire.
"Celle-ci permet de tracer les sommes qui sont propres à l'un des époux et qui ont ensuite été intégrées à la communauté", précise Thomas Prud'Homoz.
Si d'aventure l'épouse se sépare de son mari, elle pourra ainsi prouver que la maison intégrée à la communauté de biens a été partiellement financée par ses fonds à elle, et non par les fonds du couple.
Le partage du bien sera ainsi calculé différemment si le couple divorce.