Pour obtenir une bonne prestation compensatoire, il est important de prendre en compte plusieurs éléments tels que la durée du mariage, l'âge et l'état de santé des époux, leurs qualifications et situations professionnelles, les conséquences des choix professionnels faits pendant la vie commune, le patrimoine estimé ou prévisible des époux, ainsi que leurs droits existants et prévisibles. Les époux doivent se mettre d'accord sur l'octroi ou non de cette prestation, ainsi que sur son montant, l'indice de révision et le mode de versement. Des méthodes de calcul peuvent être utilisées pour déterminer le montant de la prestation compensatoire, comme fixer la prestation compensatoire au tiers de la différence annuelle de revenus entre les époux, multiplié par la moitié de la durée de leur union. Il est également possible de retenir 20% de la différence des revenus annuels des époux, puis de la multiplier par 8, ou de calculer la différence de revenus mensuels entre les époux et de lui appliquer un coefficient multiplicateur en fonction de divers facteurs. Une fois le montant établi, les époux devront également indiquer le mode de versement de la prestation compensatoire, qui peut être sous forme de capital, en une ou plusieurs fois, ou échelonné et prendre la forme d’une rente. Il faudra alors en fixer la durée et la périodicité. La prestation compensatoire peut également consister en l’attribution d’un bien ou d’un droit, notamment d’un droit d’habitation. La prestation compensatoire peut également être mixte, c’est-à-dire par exemple être constituée par le versement, en une fois, d’un capital, complété par l’attribution d’un droit d’habitation accordé pour deux ans. Enfin, il est important de noter que l’époux débiteur de la prestation compensatoire pourra la déduire de ses revenus ou de ses impôts, selon diverses modalités, tandis que pour l’époux bénéficiaire, elle constituera un revenu imposable, sauf si elle est versée sous la forme d’un capital ou d’une attribution de biens ou de droits, et perçue dans un délai maximum d’un an après le divorce.