Il est également possible de garder le bien immobilier en indivision, pour le louer par exemple. Les ex-époux devront alors signer une convention d’indivision devant un notaire. Cette convention comportera les modalités d’utilisation de l’immeuble et, si le bien est mis en location, la répartition des recettes (les loyers perçus) et des dépenses (la taxe foncière, les charges de copropriété, les frais d’entretien, les travaux de rénovation…). Il n’y a pas de patrimoine commun ; toutefois, il peut arriver que les époux achètent un bien en indivision. Si le couple divorce, les biens indivis doivent être partagés. Le notaire en charge de la liquidation du régime matrimonial va identifier la part de chacun des ex-époux sur les biens indivis. Il prendra en compte les recettes encaissées, s’il s’agit d’un immeuble de rapport, et les dépenses comprenant la taxe foncière, les charges de copropriété, les travaux d’entretien ou de rénovation… Certains différends peuvent alors apparaître, surtout si les conjoints n’ont pas tenu, durant leur union, une comptabilité rigoureuse des dépenses effectuées par chacun concernant l’immeuble détenu en commun. Lors de leur séparation, le notaire va établir un inventaire chiffré de leur patrimoine commun pour déterminer la valeur de la part de chacun.