Les femmes restent totalement exclues du droit de vote au sein de la Cité du Vatican, monarchie élective et théocratique, où seuls les cardinaux – exclusivement des hommes – sont appelés à élire le pape.
Depuis plus de mille ans, la république monastique du Mont Athos dans le nord-est de la Grèce interdit l’accès de son territoire aux femmes, ce principe d’exclusion étant inscrit dans la loi grecque et reconnu dans les traités européens.
En Afghanistan, depuis le retour des talibans en 2021, les femmes sont bannies de la vie publique. Officiellement, elles disposent toujours du droit de vote, mais en réalité, aucune élection démocratique n’est organisée et aucune femme ne détient de fonction politique au niveau national ou provincial.
Au Yémen, les femmes disposent en théorie du droit de vote depuis l’unification du pays en 1990, mais le pays est plongé depuis près d’une décennie dans une guerre civile meurtrière. Dans ce contexte de violence généralisée et d’effondrement des institutions, aucune élection nationale n’a pu être organisée depuis 2012.
Dans les zones contrôlées par les houthistes, par exemple, les femmes sont totally privées de leurs droits politiques, de liberté de mouvement, d’expression et d’accès à l’espace public.
En Arabie saoudite, le droit de vote pour les femmes a été instauré en 2011, sous l’impulsion du roi Abdallah, mais leur participation aux élections municipales s’est heurtée à de nombreux obstacles pratiques.
Le Pakistan a officiellement reconnu aux femmes le droit de vote dès sa création, en 1947, mais l’exercice du droit de vote féminin reste toutefois quasiment impossible dans plusieurs régions du pays.