Pour éviter d'être responsable des dettes de son ex-conjoint, il est essentiel de comprendre les règles de solidarité dans le mariage et le divorce. En cas de divorce, les dettes communes, comme les dépenses pour l'entretien du foyer, la nourriture, l’éducation des enfants, l’habillement, les frais de santé et les assurances, sont partagées à parts égales entre les époux si ceux-ci sont soumis au régime de la communauté réduite aux acquêts ou ont signé un contrat de mariage dans le cadre de la séparation des biens. Cependant, les dettes contractées par un seul époux avant le mariage ou sous le régime de séparation de biens sont considérées comme des dettes personnelles, et la solidarité ne s’applique pas. De plus, les dettes excessives et les achats à tempérament non décidés d’un commun accord par le couple ne sont pas soumises à la solidarité. Pour éviter les problèmes, il est crucial de gérer les finances de manière transparente et concertée pendant le mariage, et de clarifier les dettes et les responsabilités lors du divorce. Il est également important de noter que les dettes pour l’éducation des enfants restent communes même après le divorce, mais d'autres dettes communes cessent d'être solidaires une fois la mention du divorce apposée sur l’acte d’état civil des époux, généralement entre un et trois mois après le prononcé du divorce.