Le partage du patrimoine commun, obligatoire lors d’un divorce, comprend également les biens meubles : mobilier du logement familial, voiture, comptes bancaires, ….
Dans une procédure de divorce amiable, les époux déterminent les conditions de répartition de leurs biens meubles ensemble.
Connaître le régime matrimonial sous lequel les époux sont mariés est indispensable avant de savoir comment partager les biens meubles, puisque certaines règles vont directement en découler.
Ainsi, si vous êtes mariés : sous un régime de la communauté, tout bien acquis ou acheté pendant le mariage tombe en principe dans la communauté en raison du fait que les gains et salaires des époux sont communs, sous un régime séparatiste, tout bien acquis ou acheté pendant le mariage appartient en propre à l’époux en cause, à l’exception du bien qui a été acquis en indivision par les deux époux.
Lorsque le régime matrimonial et les spécificités du tribunal ont été déterminés, les époux ont alors des indications importantes sur les modalités possibles de la répartition des biens meubles.
Lorsque le partage par écrit n’est pas obligatoire en fonction des demandes du juge, il peut être intéressant pour les époux de ne pas en faire état dans la convention de divorce dans la mesure où, lorsque les biens meubles commun ou indivis à partager dépassent une valeur totale de 5 000 euros, les époux sont taxés (droit d’enregistrement) à hauteur de 2,5 % de la valeur globale des biens meubles mentionnés.
Mais en cas de mésentente future et défaut de mention du partage dans la convention, si un époux veut récupérer un bien et que l’autre époux n’est pas d’accord, il sera alors bien difficile d’apporter la preuve de la propriété dudit bien.
Le juge prend en considération l’accord des époux, le fait que la répartition a été faite en connaissance des droits de chacun et que celle-ci n’est pas manifestement disproportionnée au désavantage d’un époux.
Prenons le cas, par exemple, de deux époux mariés sans contrat de mariage sous le régime de la communauté de biens réduites aux acquêts.
L’un a des avoirs bancaires d’un montant total de 25 000 euros sur l’ensemble de ses comptes bancaires ; les comptes de son conjoint font apparaître un montant de 1 500 euros.
Cette disparité n’existait avant le mariage.
Les époux décident de conserver chacun leurs avoirs bancaires.
Le juge peut estimer qu’il devrait normalement être effectué un partage par moitié et refuser de prononcer le divorce.