La prestation compensatoire peut être révisée sous certaines conditions.
Les époux pourront demander une révision sous certaines conditions.
Toutefois, si cette mesure est prévue sous forme de capital, seul son débiteur peut demander la révision.
En revanche, si la prestation compensatoire est versée sous forme de rente, elle peut être demandée par les deux époux, voire même par les héritiers.
Le juge va apprécier la demande de révision au regard de divers critères tels que :
les ressources des époux (augmentation de revenus du travail, héritage etc.),
l'existence d'un nouveau compagnon, remariage etc.,
la naissance d'un enfant,
la santé des ex-époux etc.
Il ne faut pas perdre de vue que, si les époux divorcent, des obligations entre eux peuvent perdurer à l'issue du divorce pendant de longues années.
De nombreux changements peuvent survenir à l'issue du divorce (une perte d'emploi, le décès d'un des ex-époux, un nouveau compagnon, l'état de santé, etc.).
Ces évenèments justifient alors que l'un ou l'autre des ex-conjoints demande la révision de la prestation compensatoire.
Dans un divorce par consentement mutuel, lors de la rédaction de la convention, les époux inscrivent une clause de révision hors les cas prévus par la loi.
Prestation compensatoire versée sous forme de rente : la révision est libre
La rente peut alors consister à verser une somme d'argent mensuelle à l'époux dans le besoin sans déterminer un capital total à payer et dont le délai est généralement plus important ( 10 ans, 15 ans etc.).
Les possibilités de révision sont aussi plus nombreuses.
Le juge peut outre fixer d'autres modalités de versement, supprimer, suspendre ou encore revoir le montant des mensualités à payer.
Si la prestation compensatoire a été fixée initialement sous forme de rente, son débiteur peut saisir le juge de nouveau pour demander à ce qu'elle soit rectifiée pour être payée sous forme de capital.
Il s'agit alors de demander la substitution d'un capital à tout ou partie d'une rente.
L'époux bénéficiaire peut aussi faire cette demande s'il démontre que la situation nouvelle du débiteur permet la substitution.