Un enfant mineur ne peut pas décider seul du maintien ou non de sa relation avec l’un de ses parents.
Ainsi, vous devez respecter les modalités fixées amiablement ou par la décision rendue par le juge, même face au refus de votre enfant de se rendre chez son père ou sa mère.
En effet, un tel refus de l’enfant ne saurait constituer une excuse légale ou un fait justificatif.
L’autre parent pourrait d’ailleurs déposer plainte pour délit de non-représentation d’enfant.
Seules des circonstances exceptionnelles peuvent valablement justifier une non-représentation de l’enfant qui doit, en tout état de cause, rester extrêmement ponctuelle.
Si l’organisation mise en place ne correspond pas à votre enfant, vous pouvez saisir le Juge aux affaires familiales afin de demander une modification de cette organisation.
Dans l’attente d’une nouvelle décision, les modalités fixées de manière amiable ou dans la décision rendue initialement doivent continuer à être respectées.
Si vous remarquez que votre enfant a des comportements anormaux en rentrant de chez l’autre parent et que vous suspectez des violences psychologiques, physiques ou sexuelles, ce qui expliquerait son refus systématique de s’y rendre, nous vous conseillons de consulter un médecin puis de saisir le Juge aux affaires familiales en urgence afin de solliciter la suppression du droit de visite et d’hébergement ou un droit de visite médiatisé au bénéfice de l’autre parent.
Il faudra bien sûr prouver l’ensemble de vos allégations par des pièces justificatives.
En tout état de cause, il vous est recommandé de consulter un avocat qui pourra vous conseiller et vous accompagner dans les démarches à effectuer.