Il n'est pas possible de divorcer d'un conjoint malade est faux.
Divorcer est un droit fondamental en France, et aucun époux ne peut être contraint à demeurer dans un mariage contre sa volonté.
Il est donc possible de divorcer d’un conjoint malade, quel que soit le type ou la gravité de la maladie concernée.
Néanmoins, le fait que son conjoint soit malade aura un impact sur les modalités du divorce.
Plus le conjoint sera atteint dans ses capacités mentales ou psychiques, plus cet impact sera conséquent.
Certaines procédures sont préférables pour divorcer d'un conjoint malade.
Si cela dépend en grande partie de la sévérité de la maladie dont le conjoint est atteint, certaines procédures seront à privilégier pour divorcer d’un conjoint malade.
Ainsi, si les procédures de consentement mutuel ou de divorce accepté ne sont officiellement fermées que lorsque le conjoint n’est plus en capacité de donner un consentement éclairé, elles seront en général à éviter.
En effet, le risque serait de voir le divorce remis en question par la suite, le consentement d’un époux malade, et donc en situation de faiblesse, pouvant toujours apparaître vicié.
Afin d’éviter ce risque, sauf dans des cas particuliers, il sera donc préférable d’opter pour un divorce pour faute ou pour altération définitive de la vie conjugale.
Pendant la procédure, il faudra continuer d'assister le conjoint malade.
Jusqu’au prononcé du divorce, les époux doivent respecter les devoirs conjugaux, et notamment le devoir de secours et d’assistance.
En présence d’un conjoint malade, ce devoir se trouvera en général renforcé pour l’autre époux.
Il ne sera donc pas rare qu’il doive par exemple verser une pension alimentaire à son conjoint.
Le devoir d’assistance peut également se transcrire en des actions concrètes, comme véhiculer son conjoint ou l’aider dans les actes de la vie quotidienne, qu’il devra alors continuer d’effectuer ou pour lesquelles il devra mettre en place les substituts nécessaires.
Si vous êtes amené à quitter votre domicile dans le but d’engager un divorce pour altération définitive du lien conjugal, veiller à bien justifier et documenter votre départ et à continuer de remplir votre devoir d’assistance et de secours.