Le juge peut écarter des débats un élément de preuve dont un époux veut faire usage s'il a été obtenu par violence ou fraude.
Un époux peut apporter devant le juge des échanges de correspondances.
Par exemple, les sms reçus sur le téléphone portable professionnel, les courriels, les lettres, le journal intime, le carnet de bord, etc.
Les enregistrements téléphoniques sont des preuves recevables devant le juge.
Cependant, le fait d'enregistrer secrètement une conversation dans un lieu privé ou public, à titre privé ou confidentiel, sans le consentement de la personne constitue une atteinte à la vie privée.
Une telle preuve serait jugée irrecevable car obtenue par fraude.
Vous pouvez vous adresser au juge en lui demandant, sur requête, d'autoriser un commissaire de justice à procéder à l'enregistrement.
L'adultère se prouve par des écrits, comme des lettres écrites ou reçues par l'époux coupable d'adultère, des emails, des sms, des photographies prises en dehors d'un lieu privé à l'insu des intéressés, des factures d'hôtel et/ou de voyages, etc.
Des témoignages sont également recevables, comme des attestations écrites rédigées par les membres de la famille ou par des tiers qui ont pu constater l'adultère ou recevoir des confidences de l'époux coupable d'adultère.
Une enquête privée peut également être menée, avec un rapport d'un détective privé rémunéré par l'époux victime.
Un constat d'un commissaire de justice peut être établi pour établir l'adultère.
Pour établir l'adultère, l'avocat du demandeur peut présenter une requête au président du Tribunal judiciaire, qui désigne alors un commissaire de justice avec pour mission d'établir le constat avec l'assistance d'un commissaire de police.
Le constat doit le plus souvent être établi chez un tiers, mais l'autorisation judiciaire n'est en revanche pas nécessaire quand l'adultère a lieu au domicile des époux.