Pour racheter la part de son ex-conjoint, il est nécessaire d’abord de faire estimer le bien par un professionnel de l’immobilier, comme une agence immobilière ou un notaire, afin d’obtenir une estimation précise de la valeur du bien. Il est préférable d’obtenir plusieurs estimations. Une fois la valeur du bien établie, il faut vérifier les droits respectifs des parties sur le bien, en consultant le titre de propriété établi par le notaire lors de l’achat du bien, qui indique les quotes-parts respectives des membres du couple.
Ensuite, il faut déterminer le montant de la soulte, en fonction de la valeur du bien et des éventuels crédits restant à rembourser. Dans les cas les plus simples, avec des quotes-parts de propriété égales et un financement total du bien par un emprunt, le calcul peut être effectué en soustrayant la moitié du solde du capital restant dû de la moitié de la valeur du bien. Par exemple, si un couple de concubins a acheté une maison valant 500.000 € en indivision à 50/50, avec 120.000 € restant à rembourser à la banque, le concubin qui souhaite racheter la part de l’autre devra payer la somme de (500.000 € / 2) – (120.000 € / 2) soit 190.000 € au titre de la soulte.
Une fois le montant exact de la soulte déterminé, il faut penser à son financement, généralement par le biais d’un crédit immobilier, à moins que la partie désireuse de racheter la part de l’autre ait les moyens de la financer sur ses fonds propres. Si un emprunt a été souscrit initialement par le couple, il sera nécessaire d’obtenir l’accord de l’établissement bancaire pour modifier le contrat de prêt. Il est également important de prendre en compte les frais supplémentaires tels que les frais de dossier pour la modification du prêt, les émoluments du notaire et les droits de partage.
Enfin, il faut considérer les incidences fiscales du rachat de soulte, qui varient en fonction du statut du couple, avec des taux de taxation différents pour les couples mariés ou pacsés et les concubins. Les couples mariés ou les partenaires pacsés qui se séparent et partagent les biens qu’ils ont acquis ensemble sont redevables du droit de partage au taux de 1,80 % à compter du 1er janvier 2021, puis de 1,10 % à compter du 1er janvier 2022, tandis que les concubins sont soumis à une taxation de 5,8 % sur la part acquise.