La relation de confiance qui s’établit entre le thérapeute et ses clients est déterminante pour le bon déroulement de la thérapie.
Selon Jacques Mercier, les quinze premières minutes de la première séance sont cruciales, car c’est souvent à ce moment-là que le climat de confiance s’installe et que se révèle la source du problème.
Durant chaque rencontre, le thérapeute donne à chacun le droit de parole et lui permet de réagir aux propos d’un autre membre de la famille.
Les enfants comme les parents apprennent également à mieux communiquer, notamment en vérifiant si leur message a été bien compris.
Il y a en effet souvent une distorsion entre ce que l’on dit et la façon dont les autres le perçoivent.
Au fil des séances, le thérapeute tente ainsi de rétablir le dialogue, de faire circuler l’information qui, souvent, est bloquée.
Dès le premier rendez-vous, le simple fait de voir qui s’assied à côté de qui ou qui choisit la chaise la moins ou la plus confortable nous en dit long sur la dynamique familiale et la place de chacun dans ce système.
En tant qu’agent de circulation de l’information verbale et non verbale, le thérapeute s’efforce de faire apparaître ce qui ne se dit pas, soit ce qu’on appelle les non-dits.
Comme un metteur en scène, le thérapeute va redéfinir les rôles implicites de chacun.
Selon les thérapeutes, diverses techniques de participation active peuvent être utilisées pour aider les familles à nommer leurs émotions ou faire émerger celles qui étaient enfouies.