Pour ne pas tout perdre lors d'un divorce, les époux doivent d’abord faire le partage des biens.
Si l’un des époux souhaite garder le domicile conjugal, cela est possible sous certaines conditions, notamment en cas de divorce par consentement mutuel, et si le logement familial a été acheté en commun, l’autre époux peut céder ses droits sur le bien immobilier.
Celui qui veut garder la maison doit alors dédommager l’autre par le versement d’une soulte à verser en intégralité ou sous forme de virement mensuel.
Le montant de la soulte correspond à la valeur du bien conjugal divisée par deux, déduction faite du crédit éventuel restant à rembourser.
L’époux qui reste dans la maison doit payer ce montant à son conjoint pour obtenir la pleine propriété du bien.
En cas de prêt immobilier actif, la poursuite des remboursements sera à sa charge, ainsi qu’un droit de partage qui s’élève à 1,1 % de la valeur de la maison, dettes et frais de notaires déduit, que les époux doivent régler au Trésor.
Si les deux époux veulent conserver le domicile conjugal, il est possible de faire établir une convention d’indivision par le notaire ou de créer une société civile immobilière.
Si les époux ont un logement en location, ils sont cotitulaires du bail même si les deux noms ne figurent pas dessus, et ils sont donc solidaires du paiement des loyers, même en cas de séparation avant le divorce.
Si un époux quitte le logement avant le divorce, il doit continuer à payer sa part du loyer jusqu'à l'inscription du divorce sur les actes de mariage et de naissance.
Un bail ne peut être rompu par un seul des époux sans l'accord de l'autre.