:

Est-il possible de divorcer religieusement ?

Henri Tessier
Henri Tessier
2025-08-22 14:24:42
Nombre de réponses : 23
0
Pour rompre un mariage religieux, il faut impérativement procéder à une cérémonie religieuse. Il s’agit d’une cérémonie encadrée par le Beth-Din, au cours de laquelle l’époux remet officiellement à son épouse un acte de divorce rédigé selon les règles millénaires de la Halakha. Cette procédure marque la rupture définitive du lien conjugal du point de vue de la Torah. Seul le guet – acte de divorce rédigé et remis selon les règles halakhiques – peut mettre fin à ce lien spirituel et juridique. Le Beth-Din offre un accompagnement religieux et juridique, en amont du divorce civil, avec l’espoir d’une réconciliation ou tout du moins d’assurer une séparation respectueuse, apaisée, et conforme à la loi juive. Le Tribunal Rabbinique de Paris fait de la médiation familiale un préalable obligatoire à toute demande en divorce. Il est essentiel de prendre contact dès les premières démarches de séparation avec le Beth-Din. Cette démarche est vivement recommandée à chacun des deux conjoints.
Christelle Godard
Christelle Godard
2025-08-20 12:57:45
Nombre de réponses : 22
0
L’Église ne se reconnaît pas le droit de délier « ceux que Dieu a unit ». Ainsi l’Église ne reconnaît pas le divorce. Il peut être demandé à l’Église de vérifier si les conditions pour qu’il y ait lien étaient présentes au moment de l’engagement, c’est le Tribunal ecclésiastique qui peut alors dire que non, l’on parle alors de « nullité ». Une personne divorcée civilement est donc considérée par l’Église comme toujours « liée » par l’engagement du sacrement de mariage. Si cette personne contracte un « nouveau mariage civil » elle ne peut pas de nouveau recevoir le sacrement du mariage.

Lire aussi

Qu'est-ce qu'un divorce spirituel ?

La cérémonie religieuse du divorce a l’effet inverse. C’est une amputation spirituelle, qui détache En savoir plus

Est-ce que la Bible dit qu'une femme divorcée peut se remarier ?

1 Corinthiens 7, 10-11 : A ceux qui sont mariés, j’ordonne, non pas moi, mais le Seigneur, que la fe En savoir plus

Chantal Le Goff
Chantal Le Goff
2025-08-07 20:36:43
Nombre de réponses : 13
0
Pour les personnes divorcées et engagées dans une nouvelle union, remariées civilement ou non, ainsi que pour les personnes baptisées ayant épousé une personne divorcée, le droit de l’Eglise ne reconnaît pas la validité du second lien tandis que demeure la permanence du premier. La question de la non-admission des sacrements de mariage, pénitence et eucharistie est vécue douloureusement pour beaucoup et est souvent mal comprise. Ces sacrements sont signes de l’alliance établie du Christ et de l’Eglise, qui invite alors les divorcés remariés à vivre en chrétiens leur situation, comme un réel chemin de sainteté possible. La grâce de Dieu ne se limite pas aux sacrements : elle se déploie dans la réception de la Parole de Dieu et dans la prière, l’esprit de charité, l’engagement pour la justice et la paix, le pardon mutuel, etc. Et ces personnes demeurent à part entière membres de l’Eglise, qui doit en avoir particulièrement soin : Avec le Synode, j’exhorte chaleureusement les pasteurs et la communauté des fidèles dans son ensemble à aider les divorcés remariés. Avec un grand amour, tous feront en sorte qu’ils ne sentent pas séparés de l’Eglise, car ils peuvent et même ils doivent, comme baptisés, participer à sa vie.