Le divorce religieux n’existe pas pour l’Église catholique. L’Église considère le sacrement du mariage comme indissoluble. Le non-respect d’une condition de validité du mariage religieux pourrait en justifier l’annulation. L’incapacité d’assumer les obligations conjugales, la non-consommation du mariage, le consentement non valide dû à une incapacité mentale, l’absence de consentement des parents pour les mineurs constituent des motifs valables d’annulation du mariage religieux catholique. Quant à des motifs comme l’adultère, l’alcoolisme et la cruauté, ils pourront être considérés, mais uniquement en appui à la demande d’annulation. L’annulation du mariage catholique s’opère en deux étapes, l’enquête préliminaire et ensuite le procès judiciaire ecclésiastique. Le rôle de l’enquêteur lors de l’enquête préliminaire est de déterminer s’il existe des raisons sérieuses de croire que le mariage pourrait être déclaré nul avant que ne soit introduite la cause au niveau judiciaire. Une fois cette étape passée, la demande est transférée devant un tribunal ecclésiastique. Il en existe un à Québec et un autre à Montréal. Toute la procédure se déroule à huis clos, c’est-à-dire en présence des parties impliquées seulement. Comme dans un procès civil, les parties sont représentées par des avocats, il y a un interrogatoire où l’on va entendre les témoignages. Par la suite, le dossier peut être transmis à un psychologue ou un psychiatre pour avoir un avis d’un professionnel. Enfin, il revient au juge ecclésiastique de se prononcer sur l’annulation du mariage. La personne qui entrevoit de demander l’annulation de son mariage religieux doit savoir que les frais de chaque cause sont fixés à 1 500,00$. Il est important de consulter un juriste pour avoir des conseils juridiques avant la célébration du mariage.