Les époux doivent obligatoirement se présenter à cette audience en personne, puisque le juge doit à cette occasion tenter de les concilier, ce qui en pratique n’arrive toutefois que très rarement.
S’il pense que les deux époux peuvent se réconcilier et renoncer à leur projet de divorce, il peut donner au couple un temps de réflexion limité à huit jours.
Ce délai peut être toutefois être plus long si le Juge estime que c’est nécessaire : dans ce cas, il reconvoquera les époux dans un délai maximum de 6 mois et ordonnera des mesures provisoires.
Le magistrat pourra également inciter les conjoints à recourir à une médiation familiale afin d’évoquer, en présence d’un tiers médiateur, leurs différends et de tenter d’y trouver une issue amiable.
Si en revanche le juge estime que la réconciliation est impossible, il demande aux époux s’ils sont d’accord sur le principe de la rupture du mariage.
Si tel est le cas, un procès-verbal d’acceptation du principe de la rupture du mariage est signé par chacun des deux époux et par leurs avocats.
Pour signer ce procès-verbal, chacun des époux doit donc être accompagné par son avocat.
Je précise, à toutes fins utiles, que ce procès-verbal ne mentionne pas les griefs de chacun des époux envers l’autre, et que l’acceptation du principe de rupture du mariage est irrévocable, même par la voie de la procédure d’appel.
Enfin, si les époux refusent d’accepter le principe de la rupture du mariage, le Juge donne la parole à chaque avocat afin qu’il expose la position de son client et ses demandes au titre des mesures provisoires qui règleront la situation conjugale et familiale au cours de la procédure de divorce.
Si l’audience de conciliation échoue, c’est-à-dire si elle n’a pas abouti à la réconciliation des époux, le Juge rend une Ordonnance de non-conciliation.
Cette décision organise la séparation des époux jusqu’au prononcé définitif du divorce, les mesures provisoires prononcées étant applicables durant toute la durée de la procédure et jusqu’au jugement de divorce définitif.