Pour savoir si un enfant est manipulé par un parent, il est essentiel de considérer plusieurs critères et signes. Tout d’abord, une campagne de dénigrement du parent concerné par l’enfant, ainsi qu’une rationalisation faible, frivole ou absurde de cette attitude, peuvent indiquer une manipulation. L’absence d’ambivalence chez l’enfant, qui refuse d’admettre avoir eu des relations positives avec le parent rejeté, est également un signe. Des revendications d’indépendance, un soutien au parent aliénant, et une absence de culpabilité par rapport au parent aliéné peuvent également être observés. La présence de scénarios empruntés, où l’enfant rapporte des faits qui lui ont été rapportés, et une animosité étendue à l’ensemble du monde du parent aliéné, sont également des indicateurs potentiels. Cependant, ces critères ne sont pas cliniquement prouvés et nécessitent une évaluation approfondie. Il est important de lutter contre ces situations en mettant en exergue le comportement du parent aliénant et les symptômes cliniques relevés chez l’enfant, tels que des comportements régressifs, des troubles du sommeil, des maladies infantiles à répétition, des troubles digestifs, un sentiment d’intense culpabilité, l’apparition d’un bégaiement, un sentiment d’abandon, des difficultés relationnelles avec les enfants de son âge, des troubles du comportement, et éventuellement une fugue qui constitue un appel au secours. La Justice devrait prendre en compte ces éléments pour protéger l’enfant et sanctionner le parent qui manipule, potentiellement jusqu’au retrait de l’autorité parentale si la manipulation est avérée et a porté atteinte à la relation parent/enfant.