La saisie sur salaire ne s’arrête que si le débiteur s’est acquitté de l’intégralité des sommes dues.
Une fois ce remboursement effectué, le créancier doit le confirmer à l’employeur du débiteur.
Il est également possible au débiteur de saisir directement le juge de l’exécution pour lui demander d’annuler la saisie.
Quoiqu’il en soit, l’annulation n’est pas automatique.
Pour arrêter la saisie sur salaire, le débiteur doit entamer une démarche de négociation avec son créancier, soit pour un remboursement total de la dette, soit pour son échelonnement.
Si le créancier et le débiteur trouvent un accord, il faut que le créancier remette une demande de mainlevée de sa créance à l’employeur de son débiteur pour annuler la saisie sur salaire.
Le débiteur peut demander à bénéficier d'un délai de grâce pouvant aller jusqu'à deux ans, s’il apporte la preuve de difficultés financières importantes l’empêchant de s'acquitter immédiatement de sa dette.
Quand la situation financière du débiteur s’améliore, lui permettant de s’acquitter de sa dette, il peut stopper la saisie sur salaire en remboursant directement son créancier.
Une fois ce remboursement effectué, le débiteur doit contacter le greffe du tribunal judiciaire pour justifier de l’extinction de sa dette, et demander la mainlevée de saisie sur salaire.
Le débiteur a encore la possibilité, avant la mise en place de la saisie sur salaire, de demander un étalement de sa dette.
Cette demande d’étalement doit être adressée directement à l’huissier de justice, et non au créancier, qui peut accepter ou non la proposition.
En cas de refus, et en dernier ressort, le débiteur peut déposer sa demande auprès du juge de l’exécution du tribunal judiciaire, qui pourra décider de fixer un délai de paiement.