Pour prouver qu'un père est irresponsable, il est important de considérer les manifestations d'aliénation parentale chez l'enfant, telles que le refus des contacts et des visites avec le parent, la verbalisation de haine ou de mépris envers l'autre parent, et l'expression d'un discours emprunté à l'autre parent. Il est également essentiel d'examiner les comportements du parent, tels que parler en mal de l'autre parent, limiter les contacts entre l'autre parent et l'enfant, se fâcher lorsque l'enfant parle de l'autre parent de manière positive, jeter les cadeaux donnés par l'autre parent, et indiquer à l'enfant que le nouveau conjoint fait office de parent. Si vous croyez qu'il y a de l'aliénation parentale, la communication est clé, et vous pouvez en glisser un mot à votre ex-conjoint pour lui indiquer que cela va à l'encontre de l'intérêt de votre enfant. Une lettre de mise en demeure peut également être envoyée pour faire cesser les mauvais comportements.
Cependant, il est important de noter que la preuve de l'aliénation parentale peut être extrêmement difficile à faire, souvent basée sur le témoignage d'un jeune enfant ou en raison de l'absence de témoins directs. Les tribunaux rechercheront l'intérêt de l'enfant et non la punition des parents, et dans certains cas, la représentation de l'enfant par un avocat peut être avisée.
Dans les situations les plus graves d'aliénation parentale, un signalement à la DPJ ou une déchéance de l'autorité parentale peuvent être considérés. Il est donc crucial de distinguer l'aliénation parentale du simple conflit entre parents et de considérer l'âge de l'enfant, car les réactions des enfants causées par la colère reliée à la séparation des parents ne doivent pas automatiquement faire craindre une situation d'aliénation parentale.
Malheureusement, parfois, l'intervention du tribunal sera incontournable afin d'ordonner, par exemple, au parent de cesser de dénigrer l'autre parent, un changement de garde, des visites supervisées par un tiers, une psychothérapie conjointe parents-enfant ou même l'immersion complète de l'enfant chez le parent victime afin de « déprogrammer » la fausse opinion de l'enfant.
Toutefois, en raison de l'âge de l'enfant, les tribunaux sont parfois réticents à ordonner un changement de garde, même si l'aliénation parentale est prouvée.