Lors d’une rupture, la question du logement est un sujet important.
Cas n°1 : Deux concubins qui ont signé le bail ensemble : Si vous souhaitez le quitter, il faudra envoyer une lettre de congé avec vos deux noms et vos deux signatures, ou bien transmettre un courrier chacun de votre côté.
Si l’un des deux souhaite rester, le bail est alors automatiquement transféré au nom du conjoint qui reste.
Cas n°2 : Deux concubins dont un seul a signé le bail : Le concubin qui n’apparaît pas dans le contrat n’a aucun droit et ne peut pas demeurer dans les lieux si l’autre personne n’y consent pas.
Même si un seul conjoint a signé le bail, le contrat appartient aux deux époux : Ils restent alors solidaires du bail jusqu’au divorce, même si l’un d’entre eux a quitté le logement.
Une conciliation à l’amiable permettra de savoir qui garde la location après le divorce.
À défaut, ce sera au juge de trancher, en fonction des intérêts familiaux.
Si les conjoints souhaitent résilier le bail, ils doivent prendre l’initiative à deux.
Cas n°4 : Location et couple pacsé : Si un conjoint quitte le logement, le bail continue pour celui qui reste.
Lorsqu’un seul conjoint est signataire du contrat, l’autre partenaire peut demander une cotitularité pour rester dans les lieux.
À noter : si vous avez signé une clause de solidarité et que vous quittez le logement sans donner congé au propriétaire, vous restez redevable des loyers.
Le bailleur n’a pas le droit de contester la décision du juge même si la situation professionnelle du conjoint restant ne correspond plus à ses attentes.
En présence d’une clause de solidarité, la personne qui part est redevable du loyer en cas d’impayés, jusqu’à l’expiration du bail, même après rupture du PACS.