Une condamnation pénale va, de façon automatique, entraîner l'inscription d'une mention sur le casier judiciaire de la personne condamnée. Le bulletin N°1, le plus complet, comporte l'ensemble des condamnations pénales de la personne prononcées par la Cour d'Assises, le Tribunal correctionnel ou le Tribunal de Police. Les contraventions relevant de l'amende forfaitaire n'y figurent pas. Il n'est accessible qu'à l'autorité judiciaire. Le bulletin N°2, comporte les mêmes mentions à l'exception des condamnations pour des contraventions de Police, des condamnations avec sursis dès lors qu'elles sont non avenues, et les condamnations à de l'emprisonnement ferme dès lors que cinq ans se sont écoulés depuis l'expiration de la peine. Il est possible de l'effacer sous certaines conditions. Le bulletin N°3 ne comporte que les mentions les plus graves, c'est à dire des peines d'emprisonnement ferme supérieures à deux ans, ou inférieures à deux ans si le Tribunal l'ordonne spécialement. La demande d'effacement du B2 est du point de vue formel, réalisée par requête motivée adressée au procureur de la République du Tribunal qui a prononcé la dernière condamnation y figurant en sollicitant l'effacement. Pour être couronnée de succès, la demande doit sur le fond être particulièrement argumentée, il s'agit en effet d'une mesure de faveur que peut accorder la justice, mais qui n'est absolument pas automatique. De façon générale, pour pouvoir accorder cet effacement, le juge aura besoin de vérifier deux choses, pièces à l'appui : d'une part, la bonne exécution des condamnations pénales précédentes, non seulement celle dont l'effacement sera demandé, mais également le cas échéant, des autres condamnations de la personne.