Oui, tout Français possède le droit de divorcer devant une juridiction nationale même si l’autre époux est de nationalité étrangère. Un Français peut même engager une procédure de divorce en France s’il réside à l’étranger, à condition que les tribunaux français soient saisis en premier.
Dans le cas où l’époux engage une procédure dans le pays de résidence également compétent, la loi française ne s’applique plus.
Si les tribunaux français sont saisis, le divorce peut se faire de plusieurs façons possibles et les époux ont également la possibilité de procéder à un divorce par consentement mutuel, il faut toutefois vérifier au préalable que la procédure est reconnue dans le pays d’où provient l’autre époux.
Si ce n’est pas le cas, les deux époux seraient considérés comme toujours mariés dans ce pays et il faudrait alors opter pour une autre procédure.
Est-ce la loi française qui s’applique?
Tout Français peut se voir accorder le droit de divorcer dans son pays mais dans le cadre d’un divorce entre français et étranger, ce n’est pas toujours la loi française qui peut s’appliquer.
En effet, si l’autre conjoint décide d’engager une procédure dans son propre pays, c’est la législation étrangère qui prendra le dessus, sauf dans quelques rares exceptions.
Les cas où la loi française est applicable
Dans le cadre d’un divorce entre un français et un étranger, la loi française ne peut s’appliquer que le tribunal français a été saisi en premier.
Il ne peut être saisi que dans les conditions suivantes : l’un des époux possède la nationalité française ; au moins l’un des époux réside en France ; aucune juridiction étrangère ne s’est déclarée compétente.
En de très rares occasions, la loi française peut s’appliquer, même si une juridiction étrangère s’est déclarée compétente pour le divorce.
C’est le cas si : la loi étrangère déclarée compétente réserve l’initiative du divorce au seul conjoint masculin ; la loi étrangère comporte des clauses particulières pouvant entraîner une inégalité entre les conjoints, notamment dans le cadre de leurs relations avec les enfants après le divorce.
Si les deux époux sont étrangers et veulent divorcer en France, il faudrait qu'ils vérifient que les tribunaux français sont compétents pour traiter leur situation, ce qui peut être le cas si au moins l’un des époux réside en France, ou s’ils ont un lien avec la France suffisamment fort pour justifier la compétence des tribunaux français, comme par exemple une résidence commune avant leur séparation.