Même s’il existe une grande différence de revenus entre vous et que la séparation vous met en difficulté financière, vous ne pourrez pas obtenir, y compris en justice, une pension alimentaire ou une prestation compensatoire de la part de votre ex-compagnon compagne.
La seule pension qu’un partenaire ou concubin peut devoir payer à l’autre est celle destinée à l’éducation et l’entretien des enfants communs.
Exceptionnellement, si la rupture du pacs ou du concubinage a été fautive, le juge peut accorder des dommages et intérêts.
Le concubin abandonné pourra se fonder sur l’article 1240 du Code civil pour demander réparation du préjudice, et le partenaire de pacs sur l’article 515-7 du même code.
Encore faudra-t-il prouver la faute, le préjudice subi et le lien entre les deux.
La Cour de cassation a confirmé la décision de la cour d’appel par laquelle les juges avaient condamné M. X à verser 500 000 francs à Mme Y.
M. X avait brutalement congédié cette dernière au bout de onze ans de vie commune, après avoir exigé qu’elle cesse de travailler pour se consacrer à son foyer et à l’éducation de son fils puis de leurs enfants communs.
Un partenaire de pacs a dû verser 2500€ de dommages et intérêts à son ex-compagne en raison des circonstances brutales de la rupture: celle-ci avait été chassée du domicile familial, sans ses effets personnels.
Quand l’un est propriétaire, l’autre pas, ce dernier doit quitter les lieux.
Quand les deux sont propriétaires, les concubins ou partenaires de pacs doivent s’entendre sur le sort du logement.
Les deux concubins ou partenaires de pacs avaient signé le bail, celui-ci peut se poursuivre avec celui qui reste dans les lieux.
Le concubin ou partenaire de pacs seul signataire du bail donne son congé et quitte le logement, l’autre ne peut pas y rester au-delà du préavis, sauf à signer un nouveau bail avec le propriétaire.
Le partenaire de pacs titulaire du bail quitte le logement sans donner congé, l’autre peut alors se maintenir dans les lieux, ce droit est également ouvert au concubin s’il a vécu au moins un an avec le locataire signataire du bail.