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Quel est l'impact d'un divorce sur la réussite scolaire des enfants ?

Roland Robin
Roland Robin
2025-06-20 14:39:40
Nombre de réponses : 17
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Les enfants dont les parents se séparent vivent l’année de la séparation dans un ménage dont le niveau de vie est en moyenne 19 % inférieur à celui précédant la séparation. Cette baisse de niveau de vie est durable : cinq ans après la séparation, le niveau de vie des enfants dont les parents se sont séparés est toujours inférieur d’environ 12 % en moyenne à leur niveau de vie avant la séparation. Quel que soit le milieu social, la rupture du couple parental est associée à une réussite scolaire plus faible chez l’enfant. Les auteurs constatent un impact important de la séparation. L’impact de la séparation des parents sur les conditions de logement est également un facteur à prendre en compte lorsque l'on parle des enfants dont les parents se séparent. La réussite scolaire est donc affectée par l'impact de la séparation des parents.
Zacharie Barre
Zacharie Barre
2025-06-15 01:15:55
Nombre de réponses : 13
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La séparation des parents pourrait-elle affecter les chances de l’enfant d’obtenir un diplôme universitaire. En étudiant le divorce dans quatorze pays, Fabrizio Bernardi et Jonas Radl ont étudié les conséquences à long terme du divorce sur la scolarité de l’enfant et ont découvert un effet négatif, bien que relativement faible, sur la réussite scolaire. Avec les données de l’Enquête Générations et Genres, les auteurs ont trouvé qu’en moyenne, les chances d’obtenir un diplôme universitaire sont de sept points inférieurs pour ceux ayant des parents divorcés que pour ceux dont les parents sont encore en couple. L’impact du divorce est cependant beaucoup moins important que l’impact du milieu socio-économique des parents. Comme le montre le graphique 1, les enfants dont les parents ont un faible niveau d’études ont moins de 53 points de chances d’obtenir un diplôme universitaire que ceux dont les parents ont suivi un enseignement supérieur, et moins de 22 points de chances que ceux dont les parents ont terminé l’enseignement secondaire supérieur. Cette pénalité n’est pas uniforme et varie selon le milieu socio-économique. Sur le graphique 2, on peut voir que le divorce des parents tend à porter préjudice davantage aux enfants dont les parents ont un niveau d’enseignement supérieur. Pour les enfants provenant des familles avec un faible niveau d’études, les chances d’aller à l’université sont plus faibles dès le départ et un divorce ne semble pas faire de vraie différence. Si l’on regarde le graphique 2 sous une autre perspective, nous pouvons également voir que le degré d’inégalités selon le milieu social est plus important parmi les familles intactes que parmi les familles divorcées. Les effets de la séparation des parents sur l’enfant s’avèrent être indépendants des taux de divorce des différents pays. Lorsque l’on s’intéresse aux caractéristiques des systèmes éducatifs, les résultats montrent que dans les pays où la sélection à l’école se fait à des jeunes âges, comme en Allemagne et en Autriche, les divorces semblent avoir davantage de conséquences négatives pour les enfants dont la mère a un faible niveau d’enseignement.
Christophe Guerin
Christophe Guerin
2025-06-06 16:53:00
Nombre de réponses : 25
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Il n'y a aucune information dans le texte concernant la réussite scolaire. none
Anouk Laine
Anouk Laine
2025-05-26 07:25:14
Nombre de réponses : 6
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L'enquête publiée par l'Institut national des études démographiques mesure notamment l'impact du divorce sur le taux d'échec au bac, qui peut passer du simple au double, selon que les parents sont séparés ou pas. La séparation des parents avant la majorité réduit la durée des études de six mois à plus d'un an en moyenne, quelle que soit l'origine socioculturelle. Les enfants d'ouvriers voient leurs chances d'accéder au second cycle quasiment réduites à néant en cas de dissociation familiale. L'étude fait clairement le constat d'une réussite scolaire moindre en cas de séparation des parents. Les écarts de réussite se sont maintenus entre les enfants qui ont connu la désunion des parents avant leur majorité et ceux qui en ont été préservés. La situation d'enfant de divorcés s'est banalisée et est sans doute mieux acceptée socialement, ce qui pourrait donner à penser que les effets du divorce se seraient atténués et ne perturberaient plus de la même façon les scolarités, mais la réalité est tout autre. La proportion d'enfants vivant une transition familiale ne cesse d'augmenter. Un mineur sur quatre voit ses parents se séparer. À leur majorité, 76 % des enfants nés entre 1974 et 1978 avaient des parents vivant encore ensemble.