Une personne peut donc être en situation de participation sociale dans un domaine de sa vie, les loisirs par exemple, mais en situation de handicap au travail en raison d’un environnement mal adapté.
On ne peut donc pas considérer la situation de participation sociale ou de handicap comme une condition immuable touchant tous les aspects de la vie d’une personne tout au long de son existence.
Ces incapacités peuvent être de nature stable, progressive ou régressive.
En entrant en interaction avec les facteurs environnementaux, c’est-à-dire avec les différents obstacles ou facilitateurs rencontrés au quotidien dans l’environnement physique et social, ces caractéristiques propres à l’individu auront une influence sur ses habitudes de vie.
Cette interaction le placera en situation de participation sociale ou, au contraire, en situation de handicap.
On parle de participation sociale lorsque la personne est en mesure de réaliser ses habitudes de vie, ce qui fait référence à la réalisation d’activités courantes telles que se nourrir, se déplacer, se loger, se laver, communiquer avec les autres et d’exercer ses rôles sociaux, notamment étudier, travailler, pratiquer des loisirs et s’impliquer dans des partis politiques, des clubs, des organismes communautaires.
Le MDH-PPH montre que la réalisation des habitudes de vie peut être influencée par le renforcement des capacités ou la compensation des incapacités par la réadaptation et des aides techniques, mais également par la réduction des obstacles dans l’environnement.
Mesurer la réalisation des habitudes de vie, c’est identifier un indicateur de la qualité de la participation sociale : il s’apprécie sur un continuum ou échelle allant de la situation de participation sociale optimale jusqu’à la situation de handicap complète.
Le MDH-PPH est un modèle qui ne place pas la responsabilité du handicap sur la personne.
Ainsi, l’aménagement de rampes d’accès à l’extérieur des édifices ou de signaux sonores aux intersections, de même que l’utilisation de pictogrammes simples pour indiquer les salles de bain dans les endroits publics, constituent des exemples de facilitateurs, alors qu’un édifice de plusieurs étages qui n’a pas d’ascenseur ou un endroit qui refuse les chiens-guides représentent des obstacles pour une personne se déplaçant en fauteuil roulant ou ayant une incapacité visuelle.