Quelles sont les obligations entre frères et sœurs ?

Anastasie Robert
2025-08-10 17:18:23
Nombre de réponses
: 20
Aucune disposition légale n'impose une aide financière entre frères et sœurs ou entre concubins.
Et que vous n'avez aucune obligation vis-à-vis de vos frères et sœurs.
Frères, sœurs et concubins : absence d'obligation légale.

Denis Letellier
2025-08-06 11:44:57
Nombre de réponses
: 15
Il n’existe pas d’obligation alimentaire entre collatéraux.
La jurisprudence reconnaît cependant l’existence d’une obligation naturelle entre frère et sœur.
Ce devoir de solidarité familiale comprend, outre le devoir de secours entre époux et la pension due en cas de séparation de corps, les obligations entre ascendants et descendants, entre parents et alliés ou encore l’obligation d’entretien des enfants et le devoir de subsides en l’absence d’établissement légal de la filiation paternelle.
L’obligation alimentaire peut également résulter de la volonté individuelle, par exemple à travers la conclusion d’un bail à nourriture ou d’une donation à charge de soins.
L’exécution de l’obligation peut être spontanée, c’est-à-dire sans y être juridiquement obligée.

Étienne Lacombe
2025-07-30 12:05:02
Nombre de réponses
: 15
Il n’existe pas d’obligation alimentaire entre frères et sœur, comme il en existe entre parents et enfants. Un frère ou une sœur n’es pas tenu légalement de soutenir financièrement son frère ou sa sœur si celui-ci se retrouve dans une situation financière difficile. Selon ce texte, qui prévaut en cas de séparation des parents, l’enfant ne doit pas être séparé de ses frères sœurs, sauf si cela n’est pas possible ou si son intérêt commande une autre solution. Ce principe reste donc relatif. Dans le cas d’une succession, la ligne collatérale n’est pas héritière réservataire. Cela signifie que, si l’un des membres de la fratrie décède, ses frères et sœurs obtiennent la succession en l’absence de ligne directe descendante et ascendante. Un frère peut donc hériter de sa sœur décédée, mais seulement en l’absence de parents et d’enfants de celle-ci. Les liens entre frères et sœurs sont peu mentionnés dans le cadre de l’autorité parentale, seul un principe de non-séparation de la fratrie existe.

Denis Blanc
2025-07-23 04:37:56
Nombre de réponses
: 17
Si le défunt n’a aucun descendant et en l’absence de conjoint survivant, le père hérite à hauteur d’un quart, la mère d’un quart et le reste revient aux frères et sœurs.
Si un seul des parents est en vie et toujours en l’absence de conjoint survivant, il hérite d’un quart et la fratrie se partage les trois quarts restants.
Si aucun parent n’est en vie et que le défunt n’a ni descendant ni conjoint survivant, la totalité revient aux frères et sœurs.
Si le défunt était marié, la fratrie bénéficie d’un droit de retour sur la moitié de ses biens de famille reçus par donation.
Les frères et sœurs préfèrent parfois renoncer à leur succession pour que leurs enfants héritent, évitant ainsi une double taxation.
Il est enfin recommandé de faire des donations de son vivant ou dons manuels au profit de ses frères et sœurs ou neveux et nièces, dans la limite de 31 865 €.
Un bien acheté en SCI avec ses frères et sœurs et revendu sous forme de parts de société est taxé à 5 %.

Christelle Godard
2025-07-13 04:19:02
Nombre de réponses
: 19
Les obligations spéciales correspondent à des relations particulières que nous avons avec certaines personnes, et qui nous créent des devoirs plus forts qu'envers les autres hommes. Nous avons par exemple un devoir plus fort de porter assistance à notre propre père plutôt qu'à n'importe quel homme. L'obligation de porter assistance à ses frères et sœurs est également reconnue juridiquement en droit français, sous la forme d'une obligation naturelle. Il s'agit par exemple des obligations que nous avons envers nos parents, nos frères et sœurs ou nos enfants, ou bien envers nos voisins, nos amis, ou nos collègues de travail.

Gérard Pinto
2025-07-13 02:12:17
Nombre de réponses
: 14
Il n'existe pas dans le Code civil d'article légitimant l'action d'une personne à l'encontre de son frère ou de sa soeur. Vous ne pouvez pas être redevable des dettes de vos frères et soeurs au seul motif de votre lien familial, c'est seulement pour le cas où vous vous engagez volontairement et explicitement à ce sujet qu'une obligation pèse sur vous. Dès lors, si votre frère ou votre soeur évoque un « état de précarité » ou le « fait qu'il soit dans le besoin » et vous demande une aide financière, rien ne vous y oblige, si ce n'est bien sûr le lien familial et affectif qui vous lie. Pour éviter toute mauvaise surprise, il est aussi important de fixer une durée déterminée de l'engagement de soutien. Vous avez pris l'habitude de verser à votre frère 200 euros par mois pour l'aider à boucler son budget, le jour où vous interrompez le versement, et en cas de contentieux avec votre frère, le juge peut, le cas échéant, vous obliger à poursuivre ce soutien financier. La loi n'oblige à aucune assistance entre frères et soeurs. Mais mieux vaut consigner les engagements réciproques par écrit et déterminer une durée.

Timothée Gregoire
2025-07-12 23:44:48
Nombre de réponses
: 16
Le Code civil ne prévoit pas d’obligation alimentaire entre frères et sœurs.
Les tribunaux reconnaissent l’existence d’une obligation naturelle.
Cela signifie que votre frère dans le besoin ne peut pas vous forcer à l’aider mais que vous pouvez l’aider volontairement.
Vous ne pourrez pas demander à être remboursé car vous aurez agi, volontairement et en conformité avec un devoir de conscience.
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