Il est aujourd’hui difficile de changer d’avis après une donation-partage, impossible de reprendre les biens que vous avez transmis, y compris à votre propre enfant, et ce quelle que soit la forme de votre donation-partage et même si le bénéficiaire de la donation donne également son accord pour annuler.
Mais la loi prévoit trois petites exceptions.
Annuler une donation-partage : le bénéficiaire ne respecte pas ses engagements.
Si le bénéficiaire ne respecte pas les règles, la donation peut alors être remise en cause.
Il existe deux possibilités, ce motif de révocation est prévu dans l’acte notarié, dans ce cas, ce n’est pas la peine de saisir le juge.
Ce motif n’est pas prévu dans l’acte dit, le juge devra alors vérifier si la donation-partage dépendait bien de certains engagements du bénéficiaire et si leur non-respect est suffisamment grave.
Annuler une donation-partage : le bénéficiaire agit gravement contre vous.
Tous ces motifs peuvent entraîner une révocation, mais encore une fois, ce n’est pas automatique.
Il faudra attendre un délai d’un an après le début de ces agissements graves pour saisir le tribunal.
Le juge rendra alors sa décision en fonction des circonstances.
Bon à savoir, si le donateur décède dans l’année du délit, ses héritiers peuvent mener eux-mêmes une action judiciaire.
Annuler une donation-partage : le donateur devient parent, votre donation peut être révoquée si vous devenez parent pour la première fois ou si vous adoptez après la donation.
Vous avez fait votre donation-partage avant le 1er janvier 2007, aucune action en justice n’est nécessaire, la révocation est automatique.
Si vous voulez tout même transmettre vos biens à quelqu’un, il faudra réaliser une seconde donation.
Votre donation-partage a été faite après le 1er janvier 2007, la révocation n’est pas automatique, elle doit avoir été prévue dans l’acte notarié et il faudra passer par une action en justice.