Un conflit naît souvent à cause de la négligence ou de la passivité des acteurs.
Ne rien faire, c’est-à-dire contrôler insuffisamment les comportements ou négliger des modes d’ajustement mutuel, c’est laisser la porte ouverte aux frustrations et insatisfactions qui ne manqueront pas de générer des discordes.
Les points de départ des conflits sont de diverses natures.
Les conflits d’objectifs : Les objectifs d’un individu ou d’un groupe sont incompatibles avec ceux de la partie adverse.
Les conflits cognitifs : Les opinions, les croyances, les valeurs d’un individu ou d’un groupe sont incompatibles avec celles de la partie adverse.
Les conflits affectifs : Les sentiments et les émotions d’un individu ou d’un groupe sont incompatibles avec ceux de la partie adverse.
Les conflits de comportements : Les agissements d’un individu ou d’un groupe sont incompatibles avec ceux de la partie adverse.
Première approche : De nature économique : Nous avons vu récemment des conflits naître parce que des entreprises licenciaient alors qu’elles refaisaient des bénéfices substantiels.
De nature sociale : Deux catégories de personnel « s’affrontent », par exemple les personnels soignants au chevet des patients et les administratifs, le corps médical et la direction.
De nature psychologique : C’est l’affrontement entre anciens et nouveaux, l’affrontement des pratiques établies, rodées, quelquefois dépassées mais « instituées », et des pratiques novatrices qui ne cherchent pas toujours à tirer parti de l’expérience acquise.
De nature technologique : L’introduction d’une technique nouvelle bouleverse les habitudes de travail et peut provoquer d’importants conflits.
Dans une organisation, les conflits naissent le plus souvent, d’un fossé creusé insidieusement entre les structures formelles de l’organisation et les structures informelles, qui décrivent les liens d’interdépendance effectifs entre les acteurs.
Si l’écart entre les deux est important, les risques de conflits augmentent parce que les acteurs agissent et communiquent principalement de façon informelle, non prévue et par conséquent non prévisible.
Quand les acteurs en prennent trop à leur aise, c’est-à-dire, créent des zones de pouvoir parallèles, et des procédures personnelles arbitraires, cet écart devient une brèche dangereuse.