La première option à envisager est la voie amiable, elle n’est possible que si la personne condamnée accepte volontairement de s’acquitter du montant de la condamnation. Dans ce cas, votre avocat se met en relation avec celui de la partie adverse pour convenir soit d’un paiement en une fois, soit d’un échéancier jusqu’à ce que la somme qui vous a été allouée soit entièrement payée. Si la personne condamnée refuse d’exécuter volontairement la décision de justice, il reste deux possibilités. La première est d’avoir recours au service d’aide au recouvrement des victimes d’infractions (SARVI). La seconde est de faire appel à un huissier de Justice.
Vous ne pourrez saisir le Service d'Aide au Recouvrement des Victimes d'Infraction que si le coupable ne vous a pas payé les sommes dues dans un délai de 2 mois. Le délai de 2 mois se calcule à compter du jour où la décision est devenue définitive. Attention, vous devez saisir le SARVI dans un délai inférieur à un an.
Si vous avez décidé de ne pas bénéficier de l’aide du SARVI, il faudra faire appel à un huissier de Justice. Il fera exécuter la décision du Tribunal. C’est ce qu’on appelle l’exécution forcée. L’huissier récupérera le montant de la condamnation et a pour ce faire plusieurs moyens possibles : saisie vente, saisie des rémunérations, saisie attribution, saisie sur les comptes bancaires, etc…. Si vous avez choisi de faire exécuter une décision, vous devrez avancer les frais d'huissier dans un premier temps, mais, à la fin, ils seront pour partie mis à la charge de la personne condamnée.
Si la personne poursuivie a été relaxée, il vous reste comme possibilité de saisir la Commission d'indemnisation des victimes d'infraction (CIVI). Les indemnités sont alors versées par le Fonds de Garantie des Victimes des actes de Terrorisme et d’autres Infractions (FGTI).
Passé le délai d’appel d’une décision pénale, que ce soit le Tribunal correctionnel le Tribunal de Police ou une Cour d’assises, la partie civile peut procéder au recouvrement des sommes dûes de manière amiable ou contentieuse. Une décision ne devient définitive que si les délais de recours prévus par la loi sont expirés. Pour savoir si la personne reconnue coupable a fait appel il faut s'adresser au greffe du Tribunal. Dans les grandes lignes, le délai d’appel d’une décision pénale, que ce soit le Tribunal correctionnel le Tribunal de Police ou une Cour d’assises est de 10 jours.