Les conditions d’expulsion sont différentes selon la nature et l’affectation des lieux. Lorsqu’il existe un contrat de bail, les clauses résolutoires prévues dans les baux permettent de solliciter la constatation par un magistrat de la résiliation du bail, ce qui se traduit généralement par une décision de justice ordonnant l’expulsion de l’occupant. En l’absence de contrat, l’expulsion sanctionne l’occupation sans droit ni titre, notamment dans les cas de squatteurs, de gens du voyage, de grévistes, d’ex-conjoint qui ne veut pas quitter le domicile ou d’anciens propriétaires refusant de quitter les lieux malgré la vente de leur bien. Les délais d’expulsions peuvent varier en fonction des conditions dans lesquelles l’occupant s’est installé, comme la trêve hivernale pour les titulaires d’un bail d’habitation. L’issue dépendra notamment des diligences du commissaire de justice qui aura constaté les conditions d’entrée dans les lieux et permettra ainsi au magistrat de rendre une décision de justice objective et équitable qui se traduira par une libération des lieux plus ou moins rapide. Les conditions d’expulsion seront ainsi évaluées en fonction de la situation spécifique de chaque cas, une procédure adaptée à chaque type d’expulsion étant mise en place. Les conséquences pour les uns et les autres seront prises en compte par le commissaire de justice pour mener la procédure d’expulsion à son terme dans des conditions aussi humaines et respectueuses que possible.