Faut-il en pareille circonstance refuser de représenter l’enfant, au risque de s’exposer à des poursuites pénales. Ou faut-il se conformer au jugement et présenter l’enfant, au risque de le mettre en danger. Il n’y a malheureusement pas de réponse catégorique à cette question et la situation s’apprécie au cas par cas, en fonction du cas d’espèce et des enjeux de l’affaire. Dans des cas particuliers, les juridictions peuvent considérer que si la remise d’un enfant à l’autre parent constitue un danger réel et actuel pour sa santé ou sa sécurité ou en cas de circonstances exceptionnelles, l’autre parent peut se soustraire à l’obligation de le représenter. Cette appréciation se fait pourtant, là encore, au cas par cas et en fonction des circonstances d’espèce.
Le Cabinet CCL, composé d’une équipe d’Avocats chevronnée en Droit Pénal de la Famille, a récemment défendu une mère qui avait été poursuivie et condamnée par un Tribunal Correctionnel pour des faits de non-représentation à l’égard du père, dans un contexte où ce dernier était accusé de sévices sexuels sur les enfants.
La Cour d’appel a pu retenir que la mère était légitimement bien fondée à considérer que ses enfants couraient un danger actuel et réel pour leur santé et leur intégrité physique et psychique, qui justifiait qu’elle s’en remette au choix des enfants de ne pas voir leur père.
Dans ce type d’affaire, le recours à l’assistance d’un Avocat expérimenté est primordial tant les conséquences d’une condamnation pénale pour non-représentation d’enfant peuvent être importantes, notamment en présence d’une procédure devant le Juge aux Affaires Familiales.