Le premier réflexe en cas de cyberharcèlement, outre le signaler à une personne de confiance, est d’effectuer des copies d’écran des posts réalisés par l’auteur, avant d’éventuellement signaler ceux-ci à la plateforme sur laquelle ils ont été postés, et bloquer l’utilisateur pour s’épargner d’autres actes de cyberharcèlement.
Lorsque le cyberharcèlement est commis via une messagerie, la victime doit conserver les messages écrits et les messages vocaux, et éventuellement demander à son opérateur un relevé des transmissions pour faire valoir que le contenu a bien été envoyé par l’auteur du cyberharcèlement.
La récolte de ces preuves doit être effectuée le plus rapidement possible, et avant d’en informer l’auteur, pour éviter que ce dernier ne retire ou efface ses publications.
Afin d’assurer toutes les chances de réussite des poursuites contre l’auteur d’un cyberharcèlement, pour que les preuves revêtent la forme la plus probante possible la victime peut avoir recours aux services d’un Commissaire de justice.
L’officier peut alors, sans se déplacer chez l’auteur, par l’établissement d’un constat informatique, qui permettra de sauvegarder les éléments de preuve du cyberharcèlement, mais également consignera les informations relatives au terminal d’accès utilisé.
Un constat pourra également être établi par Commissaire de justice concernant les messages reçus par la victime, afin d’attester de la véracité de leur contenu.
La victime pourra en outre produire un certificat médical, attestant de l’atteinte à sa santé physique ou mentale.