Les sanctions civiles
L'article 184 du Code civil stipule que « Tout mariage contracté en contravention aux dispositions contenues aux articles 144, 146, 146-1, 147, 161, 162 et 163 peut être attaqué, dans un délai de trente ans à compter de sa célébration, soit par les époux eux-mêmes, soit par tous ceux qui y ont intérêt, soit par le ministère public ».
Or, il résulte des dispositions de l’article 146 du Code civil que le mariage est nul, faute de consentement, lorsque les époux ne se sont prêtés à la cérémonie qu’en vue d’obtenir un résultat étranger à l’union matrimoniale.
Dans le cadre d’un mariage blanc, la nullité sera principalement demandée par le ministère public ou par les personnes y ayant un intérêt.
Sauf cas de personne regrettant d'avoir donné son consentement à une telle union, il y a fort peu de chance que les époux sollicitent d’eux-mêmes la nullité du mariage.
L'annulation d'un mariage blanc a un effet rétroactif, c'est-à-dire que le mariage est censé n'avoir jamais existé.
Il en va de même pour l'ensemble des conséquences en découlant.
Qui a le droit de dénoncer un mariage blanc?
Outre le ministère public, l'annulation du mariage blanc peut être demandée soit par l'un des époux concernés par l'union, soit par toute personne ayant un intérêt à agir.