Le passage devant un juge aux affaires familiales est obligatoire dans les cas de divorce pour faute, de divorce pour altération définitive du lien conjugal, de divorce accepté et de divorce par consentement mutuel dans des situations très particulières.
Les articles 751 à 755 du Code de procédure civile prévoit la représentation par avocat obligatoire devant ce tribunal.
L'article 1106 du Code de procédure civile prévoit que l'époux qui veut former une demande en divorce présente par avocat une requête au juge.
Il convient de noter que lors de la première audience appelée audience de conciliation, il est possible pour l’époux en défense de ne pas prendre d’avocat et donc de se présenter seul à cette première audience.
La procédure de divorce par consentement mutuel, sans passage devant le juge, n’implique plus l’intervention d’un juge sauf dans des cas particuliers, mais nécessite l’intervention d’un notaire en phase finale pour enregistrer le divorce.
Cependant, son rôle est limité à un contrôle purement formel de la convention de divorce, et il revient aux avocats de veiller à l’équilibre de la convention de divorce quant aux mesures prévues par les époux pour les aspects patrimoniaux et personnels.
Pour assurer cet équilibre dans les accords trouvés par les époux, il est prévu que chaque époux soit assisté par son propre avocat, comme le précise l’article 229-1 du Code civil qui stipule que les époux doivent être assistés chacun par un avocat.
La circulaire prise en application de cette loi précise aussi expressément que l’obligation pour chaque époux d’être assisté par son propre avocat pour rédiger et signer la convention vise à s’assurer de la protection des intérêts de chacun des époux mais aussi des enfants, surtout mineurs.
L’intervention d’un avocat auprès de chacune des parties a pour objet de garantir l’effectivité d’une négociation des clauses de la convention de divorce et de la prise en compte des intérêts de chacun des époux.
En résumé, cette nouvelle procédure de divorce par consentement mutuel nécessite l’intervention de deux avocats distincts, un pour chaque époux, chacun des avocats doit être choisi personnellement par chaque époux, et les avocats choisis ne peuvent pas exercer au sein de la même structure professionnelle.