Le Projet de Loi 56 est sur le point de changer les modalités lors d’une séparation pour les conjoints de fait qui sont parents.
C'est exactement ce que vise à créer le Projet de Loi 56 avec l'introduction de l'union parentale.
Son objectif est clair : établir une nouvelle dynamique d'union parentale pour les couples en union de fait ayant un enfant ensemble après l'entrée en vigueur de cette Loi qui est prévue le 30 juin 2025.
L'union parentale se présente comme une version moderne du régime québécois pour les conjoints de fait, offrant une mise à jour majeure depuis 1980.
Ce projet de loi s'appliquera aux couples qui auront un enfant après juin 2025, tout en préservant la situation des couples actuels.
En effet, le Projet de Loi 56 ne sera pas d’application rétroactive et celui-ci ne vise donc pas les couples vivant en union de fait qui sont déjà les parents d’un enfant.
Dès qu'un enfant naît de l'union de conjoints de fait, l'union parentale se forme et celle-ci inclut la résidence familiale, les meubles et les véhicules et ce, peu importe quel parent en est le propriétaire.
Les parents pourront aussi choisir d’exclure un bien en particulier de l’union parentale par acte notarié.
S’il y a fin de l’union parentale, la valeur nette de ces biens sera divisée à parts égales entre les parents, sous réserve de certaines exceptions dont, notamment, des ajustements en faveur de l’un des parents qui possédait déjà un bien inclut dans l’union parentale au moment de sa formation ou encore qui investit des sommes provenant d’un héritage ou d’une donation dans un bien de l’union parentale après sa création.
Le Projet de Loi 56 ne prévoit pas d’obligation alimentaire entre conjoints de fait comme cela est le cas pour les couples mariés.
Le régime prévoit aussi accorder aux conjoints de fait, après la fin de l’union parentale, le droit de faire une demande de prestation compensatoire au tribunal s’ils estiment s’être appauvris après avoir contribué à l’enrichissement du patrimoine de l’autre conjoint.