Pour les actes de gestion courante, comme la réalisation de travaux d’entretien, la conclusion ou le renouvellement d’un bail d’habitation, la vente des meubles indivis, les décisions sont prises de façon collégiale et nécessitent l’accord des indivisaires représentant au moins les deux tiers des droits indivis. Un seul indivisaire peut effectuer les actes utiles ou nécessaires à la conservation d’un bien, comme la réparation d’un toit ou la souscription d’une assurance. Les indivisaires peuvent confier à leur notaire la rédaction d’une convention d’indivision, qui permet de fixer des règles de gestion de façon claire et précise, comme la désignation d’un chef de file autorisé à agir seul ou la répartition des dépenses entre eux. Les décisions les plus importantes, telles que la vente du bien, requièrent l’unanimité. La convention d’indivision peut prévoir l’utilisation des biens indivis, comme le droit d’habiter une maison ou le partage des temps d’occupation d’un appartement. Les indivisaires peuvent également créer une société civile immobilière et y apporter le bien de famille, offrant ainsi une solution plus durable et plus stable pour la gestion du bien. La société civile immobilière permet une gestion plus aisée, avec un gérant qui peut agir seul dans la limite des pouvoirs que lui accordent les statuts.