Un fléau que la Fondation compte dénoncer aujourd’hui, alors que 24 000 ménages ont été expulsés en 2024, un chiffre record et qui est sans doute plus élevé car il ne prend pas en compte toutes celles et ceux qui quittent leur logement avant de subir le traumatisme de l’expulsion, soit 2 à 3 fois plus.
Des ménages forcés à vivre dans leur voiture, à squatter chez les amis, à se réfugier dans des habitats de fortune ou pire encore, se retrouver à la rue sans autre solution, faute de places en centres d’hébergement d’urgence saturés partout sur le territoire.
Nous appelons le gouvernement à renverser la politique actuelle en faisant de l’expulsion une exception et non la règle.
Charges locatives trop élevées, hausse des tarifs de l’énergie, hausse des loyers… Des mesures sociales doivent être prises au plus vite pour éviter que la hausse des impayés de loyer ne se poursuivent et ne provoquent de terribles drames humains, alors que de nombreux ménages en difficulté vont désormais se réveiller avec la peur au ventre.
Fonctionnaire de la Ville de Paris, Mme H, risque d’être expulsée de son logement.
La première fois que l’on m’a dit que j’allais être expulsée, c’était en 2018.
J’ai même écrit à Mme Macron!
On m’a expliqué en plus qu’avec la nouvelle loi Kasbarian, il y avait encore moins de délai pour me trouver une solution avant d’être expulsée… c’est terrible!
Aujourd’hui, la petite dette de loyer que j’avais est apurée.
Mais là, j’ai realmente peur.
L’assistante sociale de mon arrondissement m’a aidée à faire un dossier pour une demande d’Aide au relogement pour les publics prioritaires auprès de la Ville de Paris (ARPP), mais je n’y crois pas beaucoup…
Et de toute façon, c’est très long comme démarche.
Qu’est-ce que je vais devenir en attendant?
Finir à la rue?