L'usufruitier dispose du droit de jouissance et d'usage du bien mais il n'en est pas le propriétaire.
Le droit de propriété est donc la combinaison de l'usufruit et de la nue-propriété.
Il est possible pour le propriétaire de séparer ces prérogatives, notamment à l’occasion d’une vente ou d’une donation.
Le nu-propriétaire est tenu de régler les grosses réparations, sauf si elles sont dues au défaut d'entretien de l'usufruitier.
L'usufruitier doit régler les charges courantes, les réparations d'entretien et les impôts conformément aux articles 605 et 608du code civil.
Le nu-propriétaire ne peut demander au tribunal judiciaire d’ordonner la vente de la pleine propriété d'un bien grevé d'usufruit contre la volonté de l'usufruitier.
L’usufruitier peut vendre son usufruit sans l’accord du nu-propriétaire, et le nu-propriétaire peut vendre sa nue-propriété sans l’accord de l’usufruitier.
L'usufruit cédé conserve la même durée.
L'usufruit est le plus souvent viager, c'est-à-dire qu'il s'éteint par la mort de l’usufruitier.
L'usufruitier peut être dispensé de ces 2 obligations.
Au cours de l’usufruit, il doit jouir du bien de façon raisonnable, c’est-à-dire qu’il doit être diligent et prendre toutes les mesures pour maintenir le bien en bon état.
L’usufruitier doit régler les charges courantes, les réparations d'entretien et les impôts conformément aux articles 605 et 608du code civil.
Il doit l’entretenir, ne pas modifier sa destination, procéder aux réparations nécessaires, prendre toutes les mesures dites conservatoires, il ne doit pas le détériorer...
Il lui est vivement conseillé d’assurer le bien.
Il ne doit rien faire qui puisse diminuer ou troubler la jouissance de l'usufruitier.
La vente d’un bien démembré La vente du logement dans sa totalité ne peut se faire qu'avec l'accord du nu-propriétaire.
Conformément à l’article 621 du code civil, “Le prix se répartit entre l'usufruit et la nue-propriété selon la valeur respective de chacun de ces droits, sauf accord des parties pour reporter l'usufruit sur le prix”.