L’importance des dispositions testamentaires
Cette vocation successorale de l’époux survivant peut être accrue par des dispositions testamentaires.
En présence d’enfants, qu’ils soient communs ou non, il est possible par un testament, ou par une donation au dernier vivant, de laisser à son conjoint soit la totalité de son patrimoine en usufruit, soit la quotité disponible en pleine propriété, soit un quart du patrimoine en pleine propriété et les trois autres quarts en usufruit.
La quotité disponible dépend du nombre d’enfants.
Elle est de la moitié de la succession s’il y a un enfant, du tiers s’il y a deux enfants et du quart s’il y a trois enfants ou plus.
En l’absence d’enfant, des dispositions testamentaires permettent de laisser à l’époux survivant jusqu’à la totalité de la succession, quels que soient les autres héritiers avec lesquels il est en concours.
Il est donc important, pour protéger son partenaire, de prendre des dispositions testamentaires.
Même s’il ne peut lui être accordé autant de droits qu’à l’époux survivant.
Pour sa protection, la souscription d’un contrat d’assurance vie apparaît beaucoup plus adaptée qu’un legs par testament.
Les capitaux seront exonérés dans la limite d’un abattement de 152.500 euros, puis taxés à 20% pour la part comprise entre 152.500 et 852.500 euros et à 31,25% au-delà.
Ajoutons que les époux peuvent, par une adaptation de leur régime matrimonial, accroître encore la protection du conjoint survivant.
Il est possible, par exemple, d’adopter un régime de communauté universelle avec clause d’attribution intégrale de la communauté pour faire en sorte que, lors du premier décès, le conjoint, même en présence d’enfant, recueille la totalité du patrimoine.
Un mécanisme protecteur des enfants qui ne seraient pas issus des deux époux est néanmoins prévu par la loi.