En matière de création d’entreprise, certains statuts sont moins risqués que d’autres.
Les entrepreneurs peuvent protéger leurs patrimoines personnels en optant pour des formes juridiques particulières.
En général, on estime que les sociétés commerciales sont les structures qui permettent de sécuriser efficacement les biens personnels des associés fondateurs.
Le régime de l’entreprise individuelle à responsabilité limitée peut également s’avérer intéressant dans certains cas.
Les sociétés commerciales offrent, sans conteste, le cadre le plus sécurisant.
Dans la quasi-totalité des sociétés commerciales, la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs apports au capital.
Cela signifie qu’en cas de défaillance de l’entreprise, les créanciers professionnels ne peuvent s’attaquer aux patrimoines personnels des associés.
Le statut de l’entreprise individuelle à responsabilité limitée permettait, comme son nom l’indique, de protéger les biens personnels de l’entrepreneur en cas de faillite de l’entreprise.
Les créanciers professionnels ne pouvaient, dans ce cas, saisir que des biens « affectés » à l’activité professionnelle.
Le patrimoine personnel non-affecté bénéficiait, pour sa part, d’une protection et il pouvait servir de gage pour des créances personnelles.
L’année 2022 a vu émerger un nouveau statut : le statut unique d’entrepreneur individuel.
Il emprunte certaines caractéristiques à l’EIRL et à l’EURL.
En matière de responsabilité, la loi opère dorénavant une séparation de droit entre le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel, de façon à ce que les biens personnels soient insaisissables par les créanciers professionnels en cas de faillite de l’entreprise.