La nationalité étrangère du conjoint ne constitue pas à elle seule un obstacle pour divorcer en France.
Le divorce et la séparation de corps sont régis par la loi française :
- lorsque l'un et l'autre époux sont de nationalité française;
- lorsque les époux ont, l'un et l'autre, leur domicile sur le territoire français;
- lorsqu'aucune loi étrangère ne se reconnaît compétence, alors que les tribunaux français sont compétents pour connaître du divorce ou de la séparation de corps.
Depuis le 1er janvier 2017, le divorce par consentement mutuel intervient en principe sans aucune intervention d'un juge aux affaires familiales.
Les époux doivent cependant s'accorder sur l'ensemble des conséquences de leur divorce (sort du domicile conjugal, garde des enfants, pension alimentaire, liquidation du régime matrimonial, prestation compensatoire entre autres).
Leurs accords sont consignés dans une convention de divorce rédigée et contresignée par les Avocats de chacun des époux avant d'être adressée à un notaire qui va l'enregistrer au rang des minutes de son Etude après avoir vérifié que cet acte fait bien état de tous les éléments requis par la Loi.
Alors on peut dire que OUI, dans le principe vous pouvez opter pour le divorce par consentement mutuel avec votre conjoint étranger lorsque vous êtes d'accord sur les conséquences de votre divorce.
Le divorce par consentement mutuel peut poser un problème de taille pour le conjoint étranger :
Pour pouvoir être opposable au tiers, la convention de divorce doit être transcrite sur les actes d'état civil.
Et c'est cette transcription qui souvent pose problème au conjoint de nationalité étrangère.
En effet, de nombreux pays refusent de transcrire un divorce qui n'est pas prononcé par un juge mais qui résulte d'un acte notarié sur les actes d'état civil.
Or, dans ce cas de figure, votre conjoint demeure marié aux yeux de son pays d'origine.
Si toutefois il s'avère que le pays d'origine de votre conjoint ne reconnaît pas le divorce par consentement mutuel français, le plus sécure est de passer par un divorce judiciaire.
Le divorce judiciaire n'est pas forcément synonyme de guerre entre les époux et il peut permettre à votre conjoint de retranscrire sans difficulté le divorce dans son pays d'origine.
Vous pouvez par exemple opter par un divorce accepté et déposer une requête conjointe.
Le juge aux affaires familiales homologuera les accords que vous avez trouvés avec votre conjoint et prononcera le divorce par le biais d'un jugement dont la reconnaissance ne pose pas de problème dans les pays étrangers.