Le juge aux affaires familiales, un spécialiste du tribunal de grande instance, est le seul habilité à prononcer le divorce.
Il s’agit de sa “compétence matérielle“.
Le juge aux affaires familiales compétent pour statuer sur le divorce est celui du lieu de résidence de la famille, ce qu’on appelle la “compétence territoriale“.
Si les époux vivent séparément, le juge compétent est celui du lieu de résidence des enfants mineurs.
En l’absence d’enfants mineurs, le juge compétent est celui du lieu de résidence de l’époux qui n’a pas initié le divorce (le “défendeur“).
En cas de divorce par consentement mutuel, si les époux sont séparés, ils peuvent choisir le juge du lieu de résidence de l’un ou l’autre.
La cour d’appel est l’entité compétente pour juger les recours contre les décisions du juge aux affaires familiales (une « ordonnance » ou un « jugement »).
Un appel est interjeté lorsque l’un des époux n’est pas satisfait de la décision prise et souhaite la modifier.
La Cour de cassation est la plus haute juridiction civile en France.
Sa mission est de s’assurer que le droit a été correctement appliqué.
Un recours contre une décision rendue par une cour d’appel (un “arrêt“) peut être formé dans les deux mois suivant la notification de cette décision.
La Cour de cassation, saisie par un “pourvoi en cassation“, vérifie que la cour d’appel a correctement appliqué les règles sans se pencher sur les questions de fond (la réalité de la faute, la date de séparation des époux, le montant de la pension alimentaire, etc.).
Le pourvoi en cassation suspend le prononcé du divorce, mais pas les mesures concernant les pensions, la contribution à l’entretien et à l’éducation de l’enfant, ou l’exercice de l’autorité parentale.