En cas de divorce, les époux se partagent de manière équitable : compte joint et comptes individuels, comptes d’épargne et intérêts de placements financiers, salaires et indemnités, loyers en cas de bien immobilier mis en location, même si un seul des époux en est propriétaire. L’argent reçu par donation ou dans le cadre d’une succession appartient à son seul bénéficiaire, ainsi que toute indemnité pour dommage corporel, quel que soit le régime matrimonial. Si l’origine des fonds ne peut être prouvée, l’argent est considéré comme commun. Dans le cadre d’un régime de communauté de biens réduite aux acquêts, tous les biens, dont l’argent, acquis pendant le mariage sont communs au couple. En cas d’économies sur un compte personnel, la moitié revient au conjoint. Tous les salaires sont mis en commun, qu’un époux ait travaillé plus que l’autre, ou que l’un des deux soit sans emploi.
Le compte joint doit être fermé dès que le divorce est décidé, car les époux sont solidaires des dettes contractées sur ce compte. La demande de fermeture se fait par lettre recommandée avec avis de réception ou directement à la banque. Si un époux refuse de fermer le compte joint, l’autre peut se disjoindre du compte commun en faisant seul la demande auprès de la banque par lettre recommandée avec accusé de réception. Il est impératif de révoquer les procurations sur les comptes bancaires après un divorce.
En cas de découverte d’un compte personnel caché par un époux, l’autre époux a légalement le droit à la moitié de l’argent de ce compte caché si cela se produit sous un régime de communauté. La somme d’argent possédée à la date de la requête en divorce sert de référence. S’il y a faute avérée, le conjoint lésé peut récupérer la totalité de l’argent et son conjoint peut être poursuivi pénalement. En cas de détournement de fonds par un époux, le juge aux affaires familiales doit être saisi pour demander au notaire d’étudier les relevés de compte.
Cependant, si les deux époux sont d'accord, il est possible de garder le compte joint en procédant à une désolidarisation, qui transforme le compte commun en compte collectif ou compte indivis nécessitant la signature des deux époux pour chaque opération bancaire.