L’autorité parentale, dit la loi, est exercée conjointement et à égalité par les deux parents, qu’ils soient séparés ou pas.
Ils doivent ainsi veiller à la sécurité morale et matérielle de l’enfant, à sa santé et à son éducation.
Pour les couples non mariés, cette autorité parentale conjointe suppose que la filiation soit établie pour les deux parents.
En cas de séparation, il est admis que celui qui garde l’enfant prenne seul certaines initiatives relevant du quotidien, alors que l’accord des deux parents sera requis pour les actes importants.
L’autorité parentale peut cependant être exercée par un seul parent si l’intérêt de l’enfant est en cause, par exemple si l’autre parent est violent ou alcoolique.
Interdit de se passer de l’accord de l’autre, sous peine d’être déchu de ses droits.
En cas de mésentente, l’un ou l’autre peut saisir le juge aux affaires sociales qui réglera le conflit soit en tranchant lui-même, soit en proposant une médiation familiale.
Non seulement il risque de devoir payer des dommages et intérêts, mais il peut se voir privé de l’exercice de l’autorité parentale, voire de son droit d’hébergement ou de visite si son comportement est jugé contraire à l’intérêt de l’enfant.
Conflits L’enfant a son mot à dire dès qu’il a l’âge de raison ou peut faire preuve de discernement.
En cas de mésentente, avant de trancher, le juge aux affaires familiales analyse un certain nombre d’informations.
D’abord la pratique adoptée par les parents lorsqu’ils vivaient ensemble.
En effet, pourquoi ce qui était bon autrefois ne le serait plus aujourd’hui?
Ensuite, des enquêtes sociales sur l’aptitude de chacun à assumer ses devoirs.
Enfin, les sentiments exprimés par l’enfant, à condition qu’il fasse preuve de discernement, ce qui est envisageable dès ses 6 ans, voire moins s’il est précoce.