Il y a eu beaucoup d'études, notamment anglo-saxonnes, attestant des conséquences traumatiques sur les enfants vivant dans des contextes de gardes alternées. Avant 6 ans, il a beaucoup de mal à se situer dans le temps, dans l'espace, la résidence alternée constitue alors une source de nombreuses complications dans la sécurité psychique de l'enfant, même quand les parents s'entendent bien. Jusqu'à la fin de la maternelle, l'enfant n'a pas la maturité neuro-cognitive et psychoaffective pour traduire tous ces changements et y donner du sens. Résultat, il risque de développer des insécurités au fil du temps. Parmi les autres signes de souffrance psychiques que l'on peut observer et qui peuvent différer selon les enfants, il y a des troubles du comportement, des troubles psychosociaux, des symptômes dépressifs ou encore une transgression de l'autorité. De la violence peut en effet survenir en réaction à ce que son parent peut lui dire sur l'autre parent et la façon dont l'enfant va essayer réagir. L'enfant a besoin de conserver ces supports transitionnels qui vont lui servir de repères quand il passe d'un lieu à l'autre. Il existe également des situations de résidence alternée où l'enfant est inscrit dans deux établissements scolaires différents, est suivi par deux médecins distincts, c'est extrêmement dommageable pour l'enfant, pour ses repères, sa scolarité et sa sociabilité.