Si la réconciliation se fait pendant la tentative de rapprochement organisé par le juge, les démarches prennent fin à ce niveau.
Toutefois, si le juge a déjà délivré une ordonnance de non-conciliation, il est indispensable d’arrêter la procédure.
Dans certains cas, celle-ci est automatiquement annulée.
En principe, une formalité de divorce en cours peut être arrêtée à partir du moment où le jugement définitif n’a pas été proclamé.
L’arrêt de la procédure après la délivrance de l’ordonnance de non-conciliation ne peut se faire que si les deux parties acceptent.
L’époux qui conteste l’abandon des procédures peut présenter une demande reconventionnelle.
Pour arrêter une formalité de divorce par consentement mutuel extra-judiciaire en cours, les époux doivent adresser une lettre d’annulation commune à leurs avocats.
Ce courrier doit préciser leur volonté de suspendre procedure divorce en cours, et doit être expédié par lettre recommandée avec accusé de réception.
Lors d’une démarche par consentement mutuel judiciaire, en cas de délivrance de l’ordonnance de non-conciliation, il convient de rédiger une lettre annulation divorce.
Cette lettre recommandée, avec accusé de réception, doit être adressée au juge aux affaires familiales.
Deux situations peuvent arrêter de manière automatique la procédure de divorce.
En premier lieu, si une ordonnance de conciliation a été rendue et que l’époux demandeur n’a pas fait délivrer ce document pour une assignation en divorce, au bout de 30 mois, il y aura une annulation automatique de la procédure.
En second lieu, la formalité de divorce est aussi annulée si les époux revivent ensemble, notamment en cas de divorce pour altération définitive d’un lien conjugal.
Les mesures provisoires présentées dans l’ordonnance de non-conciliation seront donc caduques.
Dans ce même cas, la procédure de divorce est également arrêtée automatiquement si la séparation de logement n’a pas duré deux ans.